Samir Nasri a confié sur son site personnel avoir ressenti
« beaucoup d'émotion et de fierté ». « Touché » par l'ovation du Stade de France, le milieu olympien est conscient d'avoir franchi un palier, mais considère que
« rien n'est arrivé, rien n'est acquis ». Extraits.
Samir Nasri a appris sa titularisation la veille de la rencontre.
« J'étais content, mais je ne voulais pas me mettre de pression inutile », explique-t-il sur son site personnel.
Jusqu'au coup d'envoi, le milieu olympien aura été couvé, choyé, et couvert d'encouragements par Raymond Domenech, son staff, ainsi que ses nouveaux partenaires.
Et puis vint le moment de pénétrer sur le terrain.
« J'ai ressenti beaucoup d'émotion, de fierté. Durant la Marseillaise, j'ai eu quelques frissons, j'ai eu une pensée pour mes parents, mes frères, ma s½ur. J'ai aussi pensé à mes supporters, tous ceux qui m'ont aidé à en arriver là... J'étais vraiment fier de porter ce maillot », assure-t-il.
Dans le bain, incisif, Samir Nasri s'est rapidement mis le Stade de France dans la poche. Avec en prime, une action somptueuse en première période, conclue d'un retourné acrobatique, qui aurait mérité un meilleur sort.
« J'y ai cru, mais ce n'est pas grave. J'ai été au départ et à l'arrivée de cette action. Pendant ce match, j'ai tenté des choses et je suis très heureux de la victoire ».
Autre image qui restera de cette première cape, sa passe décisive sur l'unique but des Bleus signé Benzema. Un coup-franc intelligemment joué à ras de terre, en retrait.
« Cette passe et mon entrée dans le stade de France avec ce maillot sur le dos, c'est dans ma tête à tout jamais », confie-t-il. Tout comme, son remplacement à la 70e minute, salué comme il se doit par les 80 000 spectateurs.
« Quand je suis sorti, le stade de France m'a ovationné, ça m'a touché... », commente-t-il sobrement.
Au lendemain de cette première en Bleu, Samir Nasri estime avoir franchi un palier, mais n'omet pas d'ajouter :
« J'ai envie de réussir et je sais que je dois rester le même, continuer à bosser et surtout je sais qu'il ne faut pas se prendre pour un autre. Ce qui m'est arrivé c'est bien mais mes parents et mes amis sont là pour me faire rester le même. Dans mon métier, j'ai franchi un palier, mais, dans la vie, je reste le même. Rien n'est arrivé, rien n'est acquis. À mon âge, je dois continuer à bosser ».
Pour lire cette interview en intégralité, connectez-vous sur
www.samirnasri.fr.
REACTIONS
José Anigo, Roland Gransart et Christian Larièpe ont la formation des jeunes footballeurs dans le sang. Tous trois sont revenus sur l'ascension de Samir Nasri, au micro d'OMtv, et sur sa prestation décomplexée du Stade de France.
A lire ici.
REVUE DE PRESSE
Les quotidiens La Provence, L'Equipe et Le Parisien (Aujourd'hui en France) ont publié des articles complets pour analyser et commenter la première en Bleu de Samir Nasri.
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